Non, aujourd'hui je ne palerai pas de pauvreté, d'injustices, de politique. Je pourrais bien sur me positionner face à la proposition de la nouvelle constitution de Chavez, face à la grève imminente de l'UQAM, face à l'apparition des CPC de Daniel Ortega ou à l'élection d'un nouveau président social-démocrate en amérique centrale (au socialisme!!!). Mais non. Pour cela, je vous invite à aller lire La Prensa sur le web (en espagol, désolée!) qui est le journal local nicaraguayen, ou le Nuevo Diario, son compétiteur. Ou encore à vous abonner à la liste de diffusion de La Riposte, journal de gauche français, très pertinent, à mon avis.
Ces jours-ci, je suis plutôt dans des remises en questions personnelles dont je ne vous détaillerai pas le contenu dans ce billet. J'avais tout de même envie de vous informer que j'écris moins ici car je pense plus là-bas. Vous savez, quand on sent que notre être se décale par rapport à qui on a l'habitude de se confronter? Qu'on sort de son confort routinier pour faire face à de nouvelles posibilités personnelles? Eh bien voici ce dans quoi je me suis embarquée de plein gré. Étrangement, j'en suis venue à la conclusion (éphémère, certes) que je me sentais davantage appréciée et reconnue en sol nicaraguayen. Pourquoi? Il y a de nombreuses réponses. D'abord, la compétition. Ou plutôt l'absence de compétition reliée au capitalisme sauvage et à l'individualisme chronique. Ici je suis en paix. Loin de tout ça. Je ressens, par contre, que je devrai bien y retourner un jour. Et c'est ce qui m'effraie le plus. Y retourner. Retourner au Québec. Je ne veux même pas y penser. Par ailleurs, il y a un 'fait' que je n'aime pas confronter, mais qui est tout de même réaliste: je suis une gringa, une chela, appelez-moi comme vous voulez, mais je suis une blanche 'riche' en pays étranger. On me sur-estime, me valorise et moi j'ai accès à des biens dont je ne pourrais même pas espérer au Québec. Ça peut flatter l'égo, donner une impression de fausse-richesse, de pouvoirs inestimables. Reste que les vides intérieurs ne sont pas les mêmes ici. Car oui, il y a des carences psychologiques qui se créent tout de même.
La différence se trouve au point ou on doit chercher à combler ces carences. Pour ce faire, on doit creuser, non? À l'intérieur, à l'extérieur. Je vous confirme que je n'ai pas beaucoup de réponses de l'extérieur. J'envoie des messages: sans réponse. Je ne sais pas si cela est la répercussion de ma 'culture', mais ma façon de penser, d'analyser et de réfléchir est totalement différente. Et là encore, je dois me repositionner. Puisque je n'ai pas l'impression de penser/analyser/réfléchir de la même méthode que le québécois moyen. Ceci est un fait. Mais les Nicas ne réfléchissent pas de la même manière que les Québécois, et encore moins que les Canadiens. Donc. Lorsque les discussions s'approfondissent un tant soit peu, le vide. La fuite.
Je dois chercher mes réponses à l'intérieur, une forme d'introspection continuelle, une auto-psychanalyse. C'est éprouvant, douloureux et interminable. Mais lorsqu'on en trouve une, cette nouvelle voie, la lumière au bout du tunnel, cela n'a pas de prix. Ce que je trouve dommage, c'est l'absence de partage de concepts idéologiques. Il y a : la religion, sandino. Point. On réfléchis moins parce que la religion. On accepte plus parce que Sandino. Absence totale d'imagination. Ou une imagination que je juge primitive. Non pas que cela est péjoratif, mais une imagination fertile et bien entretenue ouvre des portes sur une nouvelle apréhension du monde extérieur (et intérieur, pour ceux qui en font un emploi personnel). Alors je voulais seulement vous informer que j'ai trouver des réponses, et qu'il me reste des milliers de questions en tête, ce qui vient nourrir mon insomnie chronique. Voilà, c'était mon partage-monologue envers vous, comparses de blog. L'échange se trouvera entre mon clavier de sony vaio et votre écran cathodique. Merci!
Je dois chercher mes réponses à l'intérieur, une forme d'introspection continuelle, une auto-psychanalyse. C'est éprouvant, douloureux et interminable. Mais lorsqu'on en trouve une, cette nouvelle voie, la lumière au bout du tunnel, cela n'a pas de prix. Ce que je trouve dommage, c'est l'absence de partage de concepts idéologiques. Il y a : la religion, sandino. Point. On réfléchis moins parce que la religion. On accepte plus parce que Sandino. Absence totale d'imagination. Ou une imagination que je juge primitive. Non pas que cela est péjoratif, mais une imagination fertile et bien entretenue ouvre des portes sur une nouvelle apréhension du monde extérieur (et intérieur, pour ceux qui en font un emploi personnel). Alors je voulais seulement vous informer que j'ai trouver des réponses, et qu'il me reste des milliers de questions en tête, ce qui vient nourrir mon insomnie chronique. Voilà, c'était mon partage-monologue envers vous, comparses de blog. L'échange se trouvera entre mon clavier de sony vaio et votre écran cathodique. Merci!
Karina Fuentes
2 commentaires:
Je me suis fait un sang d'encre pour toi
Comme une pieuvre dans un gros bac chinois
À voir ta gueule ce matin je te crois
J'ai bien fait de penser très fort à toi
J'ai envoyé des chansons dans les airs
En espérant qu'un pigeon voyageur
Te les chanterait par jour ou noirceur
Jusqu'à ce que tu reviennes par ici
Ne me raconte plus jamais de salades
Dis-moi toujours quand tu te sens malade
J'ai une épaule bourrée de pouvoirs
Il paraît qu'elle aide à pleurer dans le noir
Je me suis fait un sang d'encre pour toi
Comme une pieuvre dans un gros bac chinois
À voir c'matin les bobos sur tes bras
J'ai bien fait de penser très fort à toi
Que nous soyons amis ou amoureux
Mais maintenant nos cœurs battent à deux
Je te comprends beaucoup plus que tu crois
Alors s'il te plaît la prochaine fois appelle-moi
Enfin aujourd'hui te revoilà
À voir les cicatrices sur tes bras
J'ai bien fait de penser très fort à toi.
(comme plus haut) Ouep moi dans ces moments je me réfugie à l'intérieur du Dôme... il devait réellement partager ce sentiment lorsqu'il à créé cet univers... tient en voilà une autre petite, le reste tu vas le recevoir par la poste ;oP...
Je suis né à l'envers
Dans une maison bizarre
Une sorte de vieux manoir
Où rien n'est à l'équerre
Le plafond est par terre
Les escaliers tournants
Ne mènent nulle part
Ce sont des accessoires
Et dans ma chambre il fait noir
Ce sont des accessoires
Et dans ma chambre, il fait noir
Mon lit sur le côté
Le plafond est par terre
Je dors les pieds en l'air
Dans le manoir à l'envers
Nous ne sommes plus que sept
Ma sœur ma mère mon père
Deux cousins et l'ancêtre
Dans le manoir à l'envers
Le manoir à l'envers
Nous ne parlons jamais
à quoi nous sert de parler
Nous nous réunissons
À l'heure du dîner
Et c'est un peu triste à voir
La table de côté
Les sept chaises bancales
Le silence est total
Nous lisons quelques livres
Il y en a des milliers
Mais aucun ne nous livre
Une quelconque pensée
Je ne sais qui construisit
Un jour ou une nuit
Ce manoir maudit
Cette cacophonie
Mais parfois notre ancêtre
Entre deux balbutiements
Nous livre le secret
Mais personne ne le comprend
Trois et trois nous font dix-huit
La terre ne tourne pas
Et Dieu est quelque part
Quelque part par là-bas...
Dans le manoir à l'envers...
Et dans ma chambre, il fait noir
Mon lit sur le côté
Le plafond est par terre
Je dors les pieds en l'air
Dans le manoir à l'envers...
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